Combinaison de deux cylindres
Additionnez deux astigmatismes croisés et obtenez la correction résultante.
Rédigé et validé par un opticien optométriste en exercice, diplômé d'un master en sciences de la vision. Mise à jour le . Notre méthode
Quand combine-t-on deux cylindres ?
On additionne deux corrections cylindriques dans plusieurs situations : une lentille de contact torique complétée par une surréfraction, un astigmatisme résiduel à corriger, ou la superposition de deux verres. Si les deux cylindres ont le même axe, leurs puissances s'additionnent simplement. Si les axes diffèrent, il faut une méthode vectorielle.
Formule et principes théoriques
Cas simple (axes identiques) :
Cas général (axes différents) : on décompose chaque cylindre en composantes, on les additionne, puis on recompose. Le résultat est une nouvelle formule sphéro-cylindrique S (C) axe. C'est ce que fait le calculateur ci-dessus, car le calcul à la main est fastidieux.
Exemple d'application au comptoir
Un porteur a une lentille torique de −1,00 (−0,75) 180°. En surréfraction, vous trouvez qu'il lui manque −0,50 de cylindre au même axe 180°. Les axes étant identiques, vous additionnez : −0,75 + (−0,50) = −1,25 de cylindre à 180°. La correction totale visée devient −1,00 (−1,25) 180°. Vous commanderez donc une lentille de cylindre plus fort.
Interprétation et points de vigilance
- Additionner directement les cylindres n'est valable que si les axes sont identiques (ou très proches, à quelques degrés près).
- Dès que les axes s'écartent, le résultat change à la fois de puissance et d'axe : la méthode vectorielle est indispensable.
- Vérifiez toujours le résultat avec l'équivalent sphérique, qui doit rester cohérent.
- En cas de doute sur une surréfraction, un contrôle au frontofocomètre lève l'ambiguïté.