Chirurgie cornéenne (LASIK, kératotomie radiaire)
LASIK, PKR, kératotomie radiaire : la chirurgie n'est pas toujours la solution. Trouvez un opticien pour une alternative en lentilles ou un suivi après l'opération.
Rédigé et validé par un opticien optométriste en exercice, diplômé d'un master en sciences de la vision. Mise à jour le . Notre méthode
Qu'est-ce que la chirurgie réfractive de la cornée ?
La chirurgie réfractive vise à corriger myopie, hypermétropie ou astigmatisme en remodelant la cornée, pour réduire ou supprimer le besoin de lunettes ou de lentilles. La technique historique, la kératotomie radiaire (incisions radiales pour aplatir la cornée, développée dans les années 1970-80), est aujourd'hui largement abandonnée : résultats imprévisibles à long terme, cornée fragilisée. Elle a été remplacée par les techniques laser actuelles — LASIK (découpe d'un volet cornéen puis remodelage au laser), PKR (photokératectomie de surface, sans volet) et SMILE (extraction d'un lenticule par petite incision).
Cette chirurgie est réalisée par un ophtalmologiste spécialisé, jamais par un opticien. Mais l'opticien intervient à deux moments clés du parcours : avant, pour les cas où la chirurgie n'est pas la bonne solution, et après, pour gérer les suites courantes.
En pratique
Opticiens spécialisés en France
Avant une chirurgie réfractive envisagée, ou après pour gérer une sécheresse oculaire ou une cornée irrégulière, cherchez sur OptiConex pour trouver un opticien contactologue formé.
Voir les opticiensAvant la chirurgie : le rôle de l'opticien
Toutes les cornées ne sont pas candidates à la chirurgie réfractive. Une cornée trop fine, irrégulière ou déjà touchée par un kératocône débutant expose à un risque de complication (ectasie post-chirurgicale). Dans ces cas, l'ophtalmologiste peut déconseiller l'opération — et l'opticien contactologue prend le relais avec des lentilles rigides ou sclérales, qui corrigent la vision sans toucher à la structure de l'œil.
Après la chirurgie : les suites courantes
La sécheresse oculaire est l'effet secondaire le plus fréquent après un LASIK — les nerfs cornéens sectionnés lors de la découpe du volet se régénèrent lentement, ce qui perturbe la production de larmes pendant plusieurs mois, parfois plus. Un opticien peut orienter vers des larmes artificielles adaptées et, en lien avec l'ophtalmologiste, vers des solutions plus poussées si la gêne persiste.
Plus rarement, une ectasie cornéenne (déformation progressive de la cornée après chirurgie, mécanisme proche du kératocône) peut survenir. La vision redevient alors irrégulière, et les lentilles sclérales sont souvent la solution de référence pour la corriger.