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Adaptation d'une lentille rigide (LRPG)
Dioptre de larmes, astigmatisme interne, cylindre résiduel et géométrie recommandée pour une lentille rigide perméable aux gaz.
DLA = 337,5/BC − Kplat · Cyl résiduel = |CylRef| − AstCor×(0,90 ou 0,60 si flexion) · géométrie selon astigmatisme cornéen et résiduel.
Estimation d'aide à l'adaptation, destinée aux professionnels. L'essai avec lentille reste indispensable : la décision finale revient à l'opticien contactologue ou à l'ophtalmologiste.
Une lentille rigide perméable aux gaz repose sur le film lacrymal qui se forme entre sa face arrière et la cornée. Ce film, appelé dioptre de larmes, a une puissance propre qui s'ajoute à celle de la lentille. Sa face arrière sphérique compense une grande partie de l'astigmatisme cornéen, mais pas l'astigmatisme interne (cristallinien), qui peut laisser un cylindre résiduel.
L'outil estime ces grandeurs à partir de la réfraction, de la kératométrie et des paramètres de la lentille, puis propose une géométrie : sphérique, torique, bitorique, ou tore externe quand un cylindre résiduel significatif subsiste.
L'adaptation d'une lentille rigide perméable aux gaz est particulièrement indiquée en cas de kératocône ou de cornée irrégulière : la LRPG restaure une surface optique régulière que les lunettes ou les lentilles souples ne peuvent obtenir. Le calcul du dioptre de larmes aide alors à anticiper la puissance finale de la lentille.
Exemple. Une cornée presque sphérique (8,05 / 7,80 mm) avec une réfraction −3,00 (−2,50) donne un astigmatisme interne élevé et un cylindre résiduel proche de 2 D : l'outil oriente alors vers un tore externe, car la face arrière sphérique ne corrige pas cet astigmatisme.
Réussir l'adaptation d'une lentille rigide
Adapter une lentille rigide ne se résume pas à sa puissance : c'est la relation entre la face arrière de la lentille et la cornée qui détermine le confort et la vision. On évalue le film de larmes sous la lentille grâce à la fluorescéine, sous lumière bleue : l'image fluo révèle si la lentille appuie trop, trop peu, ou repose harmonieusement.
Image fluo homogène : bon alignement, la lentille est bien adaptée.
Appui central : lentille trop plate, à cambrer.
Réservoir central trop marqué : lentille trop cambrée, à aplatir.
On affine ensuite la puissance par surréfraction, et l'on tient compte de l'astigmatisme résiduel. C'est un travail d'ajustements successifs, propre à chaque œil.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le dioptre de larmes (DLA) ?
C'est la puissance du film de larmes entre la lentille et la cornée. Il se calcule comme la différence entre la puissance du rayon de la lentille et le K le plus plat de la cornée.
Comment estimer le cylindre résiduel sous une LRPG ?
La face arrière sphérique compense l'essentiel de l'astigmatisme cornéen. Le cylindre résiduel correspond à l'astigmatisme réfractif moins cette compensation ; un astigmatisme interne important le rend significatif.
Quand recommander un tore externe ?
Quand le cylindre résiduel reste significatif malgré une face arrière sphérique, typiquement à partir de 0,75 D : on ajoute une toricité sur la face avant de la lentille.