Adaptation d'une lentille rigide (LRPG)
Dioptre de larmes, astigmatisme interne, cylindre résiduel et géométrie recommandée pour une lentille rigide perméable aux gaz.
Rédigé et validé par un opticien optométriste en exercice, diplômé d'un master en sciences de la vision. Mise à jour le . Notre méthode
Comprendre l'adaptation d'une LRPG
Une lentille rigide perméable aux gaz repose sur le film lacrymal qui se forme entre sa face arrière et la cornée. Ce film, appelé dioptre de larmes, a une puissance propre qui s'ajoute à celle de la lentille. Sa face arrière sphérique compense une grande partie de l'astigmatisme cornéen, mais pas l'astigmatisme interne (cristallinien), qui peut laisser un cylindre résiduel.
L'outil estime ces grandeurs à partir de la réfraction, de la kératométrie et des paramètres de la lentille, puis propose une géométrie : sphérique, torique, bitorique, ou tore externe quand un cylindre résiduel significatif subsiste.
L'adaptation d'une lentille rigide perméable aux gaz est particulièrement indiquée en cas de kératocône ou de cornée irrégulière : la LRPG restaure une surface optique régulière que les lunettes ou les lentilles souples ne peuvent obtenir. Le calcul du dioptre de larmes aide alors à anticiper la puissance finale de la lentille.
Réussir l'adaptation d'une lentille rigide
Adapter une lentille rigide ne se résume pas à sa puissance : c'est la relation entre la face arrière de la lentille et la cornée qui détermine le confort et la vision. On évalue le film de larmes sous la lentille grâce à la fluorescéine, sous lumière bleue : l'image fluo révèle si la lentille appuie trop, trop peu, ou repose harmonieusement.
- Image fluo homogène : bon alignement, la lentille est bien adaptée.
- Appui central : lentille trop plate, à cambrer.
- Réservoir central trop marqué : lentille trop cambrée, à aplatir.
On affine ensuite la puissance par surréfraction, et l'on tient compte de l'astigmatisme résiduel. C'est un travail d'ajustements successifs, propre à chaque œil.