Pathologie · basse vision

Basse vision et glaucome

Le glaucome avancé rétrécit le champ visuel. Les aides ne sont pas les mêmes que pour une perte de vision centrale : voici ce qui aide vraiment.

Le glaucome et le champ visuel

Le glaucome est une atteinte du nerf optique qui réduit progressivement le champ visuel, en commençant souvent par la périphérie. Aux stades avancés, il ne reste qu'une vision centrale étroite, dite vision tubulaire, comme si l'on regardait à travers un tube. L'acuité centrale, elle, est souvent conservée longtemps.

C'est pourquoi les aides grossissantes (loupes, téléagrandisseur) ne sont pas adaptées au glaucome avancé : agrandir l'image ne sert à rien quand le problème est l'étroitesse du champ. On travaille plutôt l'utilisation du champ restant, le contraste et le déplacement.

Au quotidien, les difficultés fréquentes

🔭
Vision tubulaire
Le champ se rétrécit, comme une vision en tunnel.
🚶
Difficultés de déplacement
Obstacles latéraux et marches difficiles à percevoir.
🌗
Contraste et lumière
Adaptation à la lumière et perception des contrastes réduites.

Les aides visuelles adaptées

Le glaucome touchant le champ et non l'acuité centrale, on privilégie le champ visuel et la mobilité, pas l'agrandissement :

1
Prismes périphériques
Élargissent la perception du champ pour mieux détecter les obstacles.
2
Aides à la mobilité et rééducation
Travail du balayage visuel et de l'orientation au quotidien.
3
Filtres et contraste
Améliorent le confort lumineux et la perception des contrastes.

Opticiens basse vision et glaucome en France

L'essai est essentiel pour trouver l'aide adaptée. Consultez l'annuaire pour trouver un opticien spécialisé en basse vision.

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Le glaucome est suivi par l'ophtalmologiste, qui assure le traitement pour préserver le champ visuel. L'opticien spécialisé intervient pour les aides et l'accompagnement, en complément.

Un dépistage précoce, c'est décisif

Le glaucome est une maladie silencieuse : il détruit lentement le nerf optique, sans douleur, en grignotant d'abord la vision périphérique. On peut ainsi perdre une part importante de son champ visuel sans s'en rendre compte, car le cerveau « comble » les zones manquantes. En France, environ un million de personnes sont concernées, et près de la moitié l'ignorent. D'où l'importance du dépistage régulier.

Le diagnostic revient à l'ophtalmologiste, qui mesure la pression intraoculaire (tonométrie), examine le nerf optique et réalise un champ visuel et un OCT. À partir de 40 ans, un contrôle tous les 1 à 2 ans est recommandé — plus tôt et plus fréquent en cas d'antécédents familiaux.

Le rôle de l'opticien

L'opticien ne traite pas le glaucome, mais il joue un rôle d'orientation et d'accompagnement : repérer les signes qui doivent amener à consulter (un porteur qui se plaint de « voir moins large »), et proposer des aides basse vision quand la maladie a réduit le champ visuel. Un bon éclairage, des filtres qui améliorent le contraste et des aides adaptées aident à préserver l'autonomie au quotidien.

Questions fréquentes

Une loupe aide-t-elle en cas de glaucome ?
Pas au stade avancé : le glaucome rétrécit le champ visuel, pas l'acuité centrale. Agrandir n'aide pas, et peut même gêner. On travaille plutôt le champ restant et le déplacement.
Qu'est-ce que la vision tubulaire ?
C'est la vision en tunnel des glaucomes avancés : il ne reste qu'une zone centrale étroite, la périphérie ayant disparu.
Quelles aides pour le glaucome avancé ?
Des prismes pour élargir la perception, des aides à la mobilité et à la rééducation du balayage visuel, et des filtres pour le confort lumineux.

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